Ils est 22h 30, c’est la veille de la fête nationale,les gens sont heureux et font la fête dehors. Moi et JC avions regardé les feux d’artifices de notre balcon et on a pleuré tous les deux en pensant à notre petit bébé qui dort dans son lit d’hôpital. On aurait aimé l’avoir avec nous et lui faire découvrir ces feux qui sont certes superficiels mais nous aurions quand même aimé le partager en famille.

Nous n’avons qu’une envie actuellement c’est qu’un jour nous puissions lui faire découvrir tout ça ensemble… s’émerveiller devant les couleurs et les bruits. Que c’est triste tout ça.. que c’est dur ! et encore une fois on se demande pourquoi on doit passer par là, pourquoi lui doit vivre tout ça.

Nous sommes trop fatigués pour rester avec lui à l’hôpital ce soir, on a donc décidé de le laisser avec les infirmières pour la nuit et croyez moi cela n’a pas été sans douleur.

Demain sera un autre jour, le jour de la fête nationale … pourra-t-on dire pareil de notre cas? serait-ce un jour de fête? Serons-nous un jour délivrés de cette douleur et souffrance? ou serons-nous piégés à jamais dedans pour ne plus en sortir? toujours autant de questions sans réponses.