Madagascar

A toi mon Garçon… Tu aurais eu trois ans aujourd’hui !

Merci pour ces treize mois et demi que nous avons passé avec toi. Ils ont été tellement intenses…

Merci à ta Maman qui a su toujours resté forte malgré les écueils rencontrés, à nos familles respectives, à tes sœurs et aux quelques amis qui nous sont restés proches et fidèles malgré la tourmente de notre vie et le changement que tu y as apporté…

Tu as à jamais changé ma vie et la façon de la voir.

Ton parcours a affirmé ma foi parfois vacillante. Et qu’est-ce que la foi pour moi à présent ?

Cette foi c’est l’assurance des choses que j’espère, et la conviction de celles que je ne vois pas… (référence à Hébreux 11:1-2 ).

Pour ma part, rien ne sert d’aller dans une église ou tout autre endroit régulièrement pour croire en Dieu, loin des doctrines et des beaux parleurs, c’est avant tout une communion personnelle et cela tu l’as affirmé dans ma vie mon Garçon.

Cela tient aussi en un mot puissant : « Amour » fort, sincère, intense et véritable, le reste n’est que vanité, superficiel, pour briller dans la société des hommes et dans le commun de ce monde cupide.

Il est si facile de juger autrui… Seigneur donne-moi cette force de ne pas et de ne plus porter de jugement envers quiconque mais de donner de l’Amour envers les autres, dans le parcours de vie qu’il me reste à parcourir avant de vous rejoindre.

Encore merci mon Fils, j’ai tellement reçu à travers toi…

Bon anniversaire mon Yohann.

Je t’aime.

Papa

Yohann Maman et Papa

Yohann Maman et Papa

 

Papa est content

Papa est content

 

 

 

Ma compréhension de l’Amour

Il y a des jours comme aujourd’hui où on se réveille et tout de suite on sent que quelques choses de bien de de merveilleux arrivera. Une étape de plus à franchir dans la compréhension de ce qu’est la vie et le pourquoi de tout ce qui arrive autour de nous.
Il est clair que depuis la mort de Yohann, je n’aborde plus les questions de la vie et la mort de la même manière et j’en suis contente d’ailleurs car sinon toute son existence aurait été vaine. Nous ne cesserons jamais de le dire et de le crier haut et fort, notre Yohann nous a apporter le plus beau message qui existe sur cette terre, et même dans l’univers entière : l’AMOUR. Alors aujourd’hui la compréhension de cet Amour m’a changé et m’a fortifié.

Encore maintenant, les flèches empoisonnées pleine de haine et de jugement à notre égard se font ressentir. Beaucoup de gens n’ont pas compris et ne veulent pas comprendre la façon dont moi et JC avons géré le départ de Yohann. Et même encore des mois plus tard retournant dans mon pays, les échos se font encore entendre. Que voulez vous, y en a qui ne cesseront jamais de critiquer les autres quoiqu’on fasse.

Mais après tout, qu’en avons nous a faire de cela, nous leur accordons l’importance qu’on veut bien leur donner. Alors aujourd’hui ma compréhension de l’amour me fait dire une chose importante pour moi d’abord, ensuite pour les autres : je choisis de les pardonner.

Oui le pardon est une puissance libératrice, qui a un pouvoir de guérison. J’en avais tellement entendu sur moi et la façon dont je gérais le départ de mon fils que ça me détruisais et me bouffais toute mon énergie. Aujourd’hui je décide que tout cela ne m’affectera plus et n’aura plus aucun pouvoir sur moi.

Et finalement je sais qu’il n’y a que les forts qui peuvent aimer de cette façon car l’amour est acte délibéré. Ce n’est pas qu’un sentiment, c’est avant tout un comportement et des actes. Alors pour ma part je prierai pour ceux qui ne m’ont pas compris, je les pardonne.

 

Après tout je ne fais que suivre mon maître. 🙂 Qu’importe qu’on me traite de fanatique ou de folle de Dieu… J’assume ce que je suis et je le vis pleinement. Mes amis m’accepteront tel que je suis, les autres c’est pas grave. Le monde ne cessera pas de tourner pour autant.
Encore une fois à travers sa petite et courte vie, non moins intense, mon fils m’a montré un chemin clair, limpide et juste. Il m’aura ouvert les yeux sur beaucoup de choses et je choisis de les voir. Certes nous pourrions aussi nous attarder sur les questions d’injustices, de malheur, de souffrance mais ce qu’il faudrait se poser comme question c’est pourquoi nous nous attarderions sur ces aspects là plutôt que de voir l’amour et la lumière.
Je n’ai pas de leçon à donner à qui que ce soit , chacun répondra s’il en a envie et s’il n’en a pas envie c’est pareil. Je partage, et recevront ceux qui peuvent et veulent le recevoir.

Vidéo prise le 07 octobre 2011 à l’hôpital des enfants Saint Denis

1Tes 4: 13 « Frères, nous désirons que vous connaissiez la vérité au sujet de ceux qui sont morts, afin que vous ne soyez pas tristes comme les autres, ceux qui n’ont pas d’espérance. Nous croyons que Jésus est mort et qu’il s’est relevé de la mort ; de même, nous croyons aussi que Dieu relèvera avec Jésus ceux qui seront morts en croyant en lui. »

 

Tu aurais eu 2 ans mon fils.

Il ya 2 ans de cela, mon petit garçon, je te tenais pour la première fois dans mes bras.
Je ne voulais plus te lâcher, plus rien ne comptais. Je savais qu’il fallait absolument que je te protèges, de tout, de n’importe qui et de n’importe quoi.
Un sentiment de peur, d’amour et de responsabilité m’envahissait mais en même temps un désir profond de communiquer avec toi.
Tu me manques terriblement mon fils.
Tu aurais eu 2 ans aujourd’hui et tout ce que j’ai pu te faire comme cadeau c’est une petite gerbe de fleur sur ce tombeau qui renferme à jamais ton corps. Je sais que tu n’es plus là dedans mais n’empêche, cela me fait terriblement mal de ne plus t’avoir, de ne plus te sentir.
Oh mon petit bébé, tant de choses se sont passées depuis ton départ mais une seule est restée la même, mon amour pour toi.
Tu es à jamais dans mon cœur et je ne peux même pas encore imaginer  en ce moment porter un autre enfant que toi. Ni même penser re-donner la vie. Oui personne ne peut le comprendre ça et je ne leur en veux pas, c’est comme ça c’est tout.

 

Alors ce soir, je repenserai à toi comme chaque soir avant de m’endormir et demain matin ce sera pareil à mon reveil.
Et je sais que le restant de mes jours sera ainsi…

 

notre photo prise le 25-09-2010 à 20h13

 

La déception et la solitude…

Après avoir vécu le départ de mon fils, ma perception des choses ont changé… oui je dois admettre que je ne suis plus la même. Qui pourrait l’être après avoir vécu autant de choses en si peu de temps.

Que dire de la déception et de la solitude… aujourd’hui j’ai pleuré non pas pour mon fils mais pour le comportement des soit disant amis. Je suis déjà tombé de haut en septembre, la fois ou je suis venue toute seule à Tana pour faire mon déménagement mais avec le départ de Yohann c’est encore pire. Je l’ai sans doute mérité, vu que je reste enfermée dans mes convictions et espérances. Mais qu’est ce que ça fait mal de se faire rejeter…. et de se sentir seule sans aucun être humain pour vous soutenir et essayer au moins de vous comprendre.

Et oui mon coeur s’est mis à nu et a mal. Pourtant les gens autour ne se rendent même pas compte du malheur qu’ils provoquent et du négatifs qu’ils apportent. Se faire poignarder fait très mal mais encore plus quand cela vient des soit disant amis.  Je n’ai sans doute jamais été l’amie idéale et c’est pour ça que je ne reçois que les retours… et pourtant je pensais avoir été présente dans l’écoute et l’attention quand les autres en avait besoin.

Je ne peux qu’élever ma voix, vers mon seul et véritable ami et confident, avec les psalmistes :

Psaume 55 :

Père, je te demande d’accueillir ma prière;
montre-moi ton visage, je t’en supplie.

 
Écoute-moi bien et donne-moi une réponse.
Je suis bouleversé et ne sais plus que penser
devant un monde qui veut me détruire
et m’imposer son incroyance,
un monde qui me tourmente sans cesse,
qui m’accable de ses colères.

 
Mon cœur étouffe sous la pression du Malin;
la frayeur me fait parfois redouter la mort;
je tremble de peur jusqu’au centre de moi
et la sueur me couvre tout le corps.

 
Alors, je voudrais m’envoler ailleurs,
me cacher dans un autre monde rassurant,
m’enfuir loin, très loin, dans un désert,
découvrir un refuge sans vent ni tempête.

 
Pour moi, vers Dieu j’appelle,
et le Seigneur me sauvera.

 
Père, regarde toutes ces chicanes,
ces divisions pour des mots mal compris.

 
Tous les jours, éclatent dans ma ville
des discordes et des violences;
la nuit comme le jour, elles courent dans les rues.

 
Des cœurs mijotent leurs mauvais coups
qui résultent, sur la place, en crimes et brutalités.

 
Et tout cela se produit même entre amis.
Entre ennemis, on pourrait le comprendre.
Qu’un adversaire triomphe de moi,
je pourrais toujours m’enfuir loin de lui.

 
Mais là, c’est un proche, un familier, un intime
avec qui j’échangeais en toute confiance,
que, même, je rencontrais dans la prière.

 
J’aurais envie de souhaiter qu’ils disparaissent,
qu’ils en soient punis pour le reste de leur vie,
car ils me semblent bien méchants.

 
Décharge ton fardeau sur le Seigneur,
il prendra soin de toi.

 
Moi, je mets ma sécurité dans mon appel au Père :
c’est lui qui prendra soin de moi;
matin, midi et soir, je lui ai raconté mes troubles,
il n’a jamais cessé de m’écouter.

 
Même quand je baignais dans les problèmes
ou que des gens m’obligeaient à me battre,
lui me gardait sain et sauf dans la liberté du cœur.

 
Il saura bien révéler leur pauvreté
à ces gens qui, depuis longtemps, font le mal.
Ils n’ont pas l’air de s’occuper de lui :
mais lui les aime depuis le début du monde.

 
Tu connais un homme qui trahit même ses amis,
qui profane son engagement avec le Seigneur ?
il a des paroles conciliantes
en même temps que son cœur veut détruire :
sa bouche est pleine de douceur
mais ses mains cachent des poignards dans son dos.

 
Ne prends pas sur toi de le supporter,
confie-le au Père: lui te réconfortera
car jamais il ne laisse tomber qui lui fait confiance.

 
C’est vrai, Père, tu sauras bien les ébranler
les gens qui mentent et font couler le sang;
un jour ils se verront devant rien,
ils découvriront que leur vie est ratée.

 

Qu’ils en viennent à compter sur toi
comme tu me donnes de le faire en ce moment.

 
Tu m’apprendras le chemin de la vie,
devant ta face, plénitude de joie.

 

AMEN…

 

 

 

12 janvier 2012… 2 mois

2 mois que tu es parti mon fils et en écrivant ce soir,  je suis à Tana là où nous avons emmené ton corps pour la dernière fois.

A cette époque là, j’étais dans ce même lit sauf qu’à côté il y avais ton petit corps sans vie enfermé dans cette boite en bois, nommée cercueil. La première veillée du jeudi, il n’y avait qu’une partie de la famille, toujours les mêmes têtes qui nous accompagnaient à chaque fois. Et ce soir là je me souvenais particulièrement que parmi mes 3 tantes qui étaient présentes, 2 avaient perdu des fils. Ce n’était pas un hasard à mon avis.

Mon Yohann tu me manques tant et malgré tout j’essaie d’avancer. Ton père et moi essayons de tenir bon et de se soutenir malgré les calomnies qui ne cessent de fuser de tous les côtés. Et nous nous sommes rendus compte que finalement nous n’étions que tous les 2 face à ton départ. Bizarre de refaire une vie à deux, en couple, après des mois passés avec toi.

Je crois que c’est la première fois depuis quelques années que nous nous sommes retrouvés seul tous les 2 en  simultanés, loin l’un de l’autre. Et on se rend compte que le vie continue… je culpabilise dès fois de moins penser à ta présence. Et pourtant il suffit d’un rien pour que je craque et que les larmes me montent aux yeux.

On me dit que je n’assume pas ta perte.. mais assumer c’est quoi? Si quelqu’un daigne bien me répondre à ce sujet en me disant ce que cela veut dire exactement.. est-ce vraiment différent de ce que je fais chaque jour qui survient? s’il y en a qui ont une réponse, je suis prête à écouter.

En attendant, je suis bien et je continue à être à peu près la même… enfin pas tout à fait car j’ai appris à trier et à ne garder que l’essentiel.

Je n’arrête pas de dire que j’ai hâte de te revoir et c’est la vérité. Tu ne pourras plus revenir et c’est moi qui te rejoindrai un jour, mais je prie pour ça arrive vite. Ce n’est certainement pas à moi de décider et j’accepterai les choses comme elles devront se faire, selon ce que Dieu décidera.

Yohann tu as été un Don du ciel..

Voici le texte de la chanson que Hanta a dédié pour Yohann

Don précieux du Dieu d’Amour,
Il veillera sur toi, pour toujours,
Tu  grandiras, tu t’épanouiras sous Ses Yeux,
Il pourvoit, pour toi, dans les cieux.

Dans la louange et la prière, nous t’entourons,
Avec  ta vie et ton bonheur,
Oui, nous vivrons.

Don précieux du Dieu d’Amour.

Et effectivement Yohann a été un vrai cadeau du ciel, nous l’avons tellement désiré et aimé. Nous avons eu un ange parmi nous et il est parti en nous laissant de grandes leçons de vie et d’amour. Il a permis à son père (en premier),à moi également et à d’autres de se rendre compte d’une nouvelle réalité de vie.

Une amie nous a dit ce matin que le prix à payer était trop cher.. seulement l’amour n’a pas de prix et si la courte vie de Yohann permet de sauver et d’aider ne serait ce que ses parents, je trouve que c’est déjà pas mal comme résultat. D’autant plus que nous sommes persuadés que d’autres résultats vont encore arrivés. Après tout nous ne sommes que de passage sur terre, le vrai trésor est ailleurs. Nous investissons maintenant dans l’éternel.

Premières photos dernier voyage à Madagascar…

La plus grande vérité que l'on puisse apprendre un jour c'est qu'il suffit d'aimer et de l'être en retour

 

 

 

 

Arrivée du corps de Yohann à Madagascar.

 

Notre vol s’est bien passé et nous avons atterri à Madagascar hier soir à 20h11 heure locale. Nous avons été reçu comme des ministres, il y a même un ami qui nous a dit qu’il avait l’habitude avec les hauts dignitaires et pour lui nous étions des hauts dignitaires, j’ai juste rajouté ‘’ du Seigneur’ ‘ alors.

Que c’est bon de vivre avec Dieu et d’avoir une relation d’Amour avec lui. Je sui tellement bien que j’ai envie de hurler au monde entier ce qu’il a fait pour moi, pour Yohann et pour Jean-Charles.

Les gens doivent hallucinés, d’ailleurs je crois que hier soir il y en avait qui devait être choqué ou estomaqué par nos attitudes tellement nous sommes arrivés radieux et en paix. Et cela grâce à Dieu et ce qu’il a opéré  et continue à faire en nous. Tout le monde était triste et avait une tête d’enterrement, vous allez me dire c’est normal… seulement moi et JC étions vraiment en décalage par rapport à eux de part ce que notre Père Céleste met en nous. Une très grande amie m’a juste dit pour me rassurer et ne pas culpabilier (ayant elle-même vécue la même situation) ‘’ ne t’inquiètes pas peu importe ce que les gens pensent dans des situations pareilles personnes ne peut  faire semblant ni jouer la comédie face à la perte d’un enfant’’.  Des fois plus que des mots, des actes et attitudes parlent et touchent plus.

Nous avons passé la première veillée avec une petite partie de la famille. Au début je n’ai même pas fait attention mais en fait je me suis rendue compte que c’étaient les mêmes qui étaient venus dire au revoir à Yohann et nous accompagner à l’aéroport la dernière fois que nous étions venus pour son anniversaire. Et nous avons livré notre premier témoignage auprès d’eux et au moment où je parle Dieu me met en cœur en fait que c’étaient 2 familles qui avaient eux même vécus la perte d’un bébé, une de ces tantes en a même perdu 3… pour vous dire que tellement ça doit être encore douloureux en eux de revivre cette situation. J’ai essayé de leur livré ce que nous avons vécu avec Dieu. Oui Dieu délivre et efface toutes les douleurs, non pas pour 1 semaine, 1 an, ou un délai déterminé, non c’est pour la vie. Il n’y a plus rien, juste le doux et meilleur souvenir d’un enfant aimé et aimant.

Nous avons regardé une partie des vidéos que j’ai faites de Yohann quand il était encore bébé et en pleine forme, et je peux vous assurer que j’étais si heureuse de les revoir. Ce n’était surtout pas du paraitre et ou pour faire semblant et pour dire je les regarde pour me réconforter, non juste pour le plaisir de se rappeler de mon enfant quand il était sur terre avec nous. Car aujourd’hui  JC et moi avons la certitude, et je pèse mes mots, nous sommes certains qu’il est auprès de Dieu et heureux comme tout J

Ce matin au réveil je reçois l’histoire de la résurrection du christ qui raconte le jour où les femmes  venaient s’occuper de son corps 3 jours après sa mot. Elles pleuraient et il leur dit ‘’femme pourquoi pleures-tu’, il n’est plus ici. Et c’est ce que nous sommes entrain de vivre, pourquoi pleurer, Yohann n’est plus ici ce n’est que son corps terrestre.

Vous qui êtes entrain de lire l’histoire de Yohann, notre histoire sachez que ce n’est point un hasard… Dieu vous parle à travers ce que nous avons vécu, il vous dit ‘Il y a de l’espoir’… je suis cet espoir là et si vous venez à moi et que vous acceptez mon appel, je vous donnerai le repos et la paix du cœur éternel.

Voici son message :

 

Si la vie d’ici bas t’as déçu
Si les gens semblent fuir très loin de toi
Si tu es déprimé et lassé,
Ne désespère pas car Jésus Christ est là

Remettez-à moi tous fardeaux
je vais m’en charger à dit Jésus Christ
Rapportez-à moi vos soucis
en retour je vous donnerai la paix cœur

Yohann nous a tellement donné de l’amour, de la joie que nous ne pouvons que remercier Dieu de tout ce que nous avons vécu avec lui.

En plus il a rassemblé et réconcilié tellement de gens que nous ne pouvons qu’en être fier. Il est vraiment UNIQUE (TOKANA) et nous sommes si fiers de lui.

 

 

 

Veillée et céremonie pour Yohann

 

 

 

L’anniversaire de Yohann

Suite à la mauvaise nouvelle que nous avons appris la semaine dernière, et avec le feu vert de ses médecins, nous avons décidé avec Julia d’emmener Yohann pendant une semaine à Madagascar, fêter son anniversaire en famille auprès de ses tantes et grands-parents maternels.

Avant notre mariage, nous avions choisi de recevoir le baptême à la Maison d’Aina un endroit qui nous est cher, symboliquement c’est là-bas que Yohann a fêté son premier anniversaire…

 



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Troisième coup de panique

 

Mardi 31 mai : ça y est cette fois c’est grave, Yohann ne mange quasiment plus et vomit le peu qu’il réussi à avaler. Il est ronchon et douloureux alors qu’il a toujours été un bébé calme et souriant.

J’appelle en urgence la pédiatre pour un RDV et elle me propose le mercredi 01 juin à 11h.

Ma voiture ne marchait pas bien à cette période et comme j’avais peur de la conduire, j’ai du faire appel à notre mécano pour qu’il me conduise en ville et comme ça au cas où je tombe en panne, je ne perd pas trop de temps. On se donne RDV pour 10h et il n’arrive qu’à 10h40, je commence à m’énerver en plus de paniquer pour mon bébé.

De là, nous partons pour le RDV et arrivons en retard. Seulement en appelant la pédiatre pour la prévenir, elle me dit qu’elle aussi était retenu par une urgence au bloc.

Nous n’avons été reçu qu’à 12h donc. Elle examine Yohann et commence à s’inquiéter de son état. Elle me prépare une lettre et me recommande d’aller à l’hôpital HJRA pour consulter un chirurgien car elle pense que l’état d’ Yohann nécessite une consultation chirurgicale. Ça tombait bien, ma sœur est en stage à cet hôpital et je l’appelle pour demander si on pouvait y aller de suite et voir le chirurgien pour la consultation. Seulement elle me dit qu’elle a été de garde la nuit d’avant et qu’elle a bien vu le chirurgien en question mais qu’il préparait son voyage pour la France.

De là je panique et j’appelle JC pour lui expliquer et raconter l’histoire. Il décide d’appeler l’assurance pour déclencher la procédure d’évacuation.

Calme avant la tempête…

 

Une fois que nous avions détecté la petite infection urinaire, les traitements ont commencé le vendredi soir même. 3 jours se passe et Yohann allait mieux. Il était redevenu plus vif et montrait une petite amélioration au niveau alimentaire.

Seulement, une fois que ces 3, 4 jours sont passés les choses sont redevenus comme avant… pire même.

Mardi 24 mai : Yohann recommence à vomir de plus belle et refuse maintenant de manger. On commence à vraiment s’inquiéter avec JC et moi de mon côté je passe 2 ou 3 coups de fil à des amies pour avoir de numéros de pédiatres. Nous envisageons maintenant de demander un autre avis et une autre consultation.

J’appelle ma sœur qui est interne en 7ème de médecine pour lui demander conseil. Elle me donne le numéro d’une pédiatre à l’hôpital des enfants à Tana. JC n’était pas très chaud au départ pour y aller étant donné l’état des hôpitaux ici mais j’ai réussi à décrocher un RDV pour jeudi à 11h et on décide d’y aller.

Jeudi 26 mai: La pédiatre nous reçoit dans son bureau. Et pour relater un peu les conditions sanitaires à Madagascar, il y avait 2 pédiatres dans la petite pièce de 6m².  Pour plus de précautions et d’hygiène, on m’a demandé de mettre la gigoteuse d’ Yohann en guise de protection sur la table de consultation car sinon pour le reste des patients c’était sur la table nue.

Elle commence donc à réexaminer Yohann et part sur la piste d’un problème mécanique au niveau de l’estomac. Elle me dit qu’on va y aller par élimination pour éviter de passer à côté. Je lui montre les analyses déjà effectuées et elle m’en prescrit d’autres à faire. En me précisant que si jamais on bloquait à Tana il faudrait passer un bilan complet sur l’état du petit.

On a arrêté tous les traitements en cours pour en commencer un autre qui cette fois ci durera 1 mois. Je repars à la maison plus rassurée et plus confiante et on commence de suite avec les nouveaux médicaments. La pédiatre me donne 10 jours pour effectuer les analyses et pour revérifier l’état après la mise en place du nouveau traitement. On fixe déjà un RDV pour le lundi 4 juin.

Et encore une fois 5 jours de passent sans qu’il n’y ait eu des gros vomissements ni trop de nausées.

 

 

Séance d’analyses sans succès

 

Lors de notre dernière consultation, la pédiatre avait commencé à me parler, à cause de la perte de poids énorme, de la possibilité que cela soit également dû à une parasite.

Je l ‘informe donc par téléphone concernant les vomissements survenus ce lundi matin et elle me recommande cette fois ci de faire des analyses de selles à l’institut pasteur dans la cas où il aurait attraper des parasites. J’envoie mon coursier chercher l’ordonnance le lendemain, c’est à dire le mardi 03, chez la pédiatre.

J’appelle l’institut pasteur le mercredi 04 pour savoir s’ils peuvent recevoir les selles de l’extérieur pour les analyses ou s’il fallait que ça soit prélevé chez eux. Ils me disent que je peux leur faire parvenir de l’extérieur.

De là le jeudi, nous guettons le moment crucial pour récupérer l’échantillon et l’envoyons le plus vite au labo. Comme la recommandation préconisait de faire l’analyse sur 2 jours consécutifs, nous avons fait la même chose le vendredi.

Nous recevons les résultats le lundi 09 mai en fin de journée et je prend rendez-vous directement pour le lendemain avec la pédiatre.

Mardi 10 mai : nous partons avec la nounou de Yohann chez la pédiatre pour montrer les résultats des premières analyses et il n’y a rien de spécial. Les analyses n’ont rien révélé d’anormal chez Yohann. La pédiatre ne voulait pas re-peser Yohann car elle ne voulait pas m’affoler plus car il maigrissait à vu d’œil.

Du coup pas plus de prescription pour quoi que ce soit, juste continuer les traitements en cours et attendre que ça aille mieux. La semaine se passe sans qu’il n’y ait de progrès par rapoort à son état. C’était très fluctuant, un coup ça allait bien, le lendemain c’était le contraire.

Je rappelle la pédiatre pour avoir un autre rendez-vous car les vomissements persistaient toujours et je n’arrivais pas à être tranquille.

Lundi 16 mai : nouvelle consultation avec de nouvelles prescriptions pour analyses de sang et d’urine et une échographie de l’abdomen cette fois ci pour mieux voir ce qu’il y a à l’intérieur et vérifier que cela ne soit pas dû à un problème mécanique au niveau de l’estomac. De retour à la maison, je prend RDV pour une consultation échographique et je l’obtiens pour mercredi.

Mardi 17 mai : J’appelle le laboratoire privée qui se trouve près de chez nous pour un RDV et on y va directement avec Yohann pour une prise de sang. et pour l’urine il a fallut qu’on se débrouille avec les moyens du bord pour les récupérer car à Madagascar ils ne fournissent même pas les poches à urine pour le bébé. Il a fallut plusieurs tentatives avec des bout de sachets bricolés et collés dans les couches pour arriver à récupérer 2 ou 3 gouttes. Ce n’était pas très suffisant mais il a fallut faire avec.

Mercredi 18 : Le matin à 7h on quitte la maison pour un RDV à 8h30 en ville. Il faut prendre toutes ces précautions car avec les embouteillages on ne sait jamais. La consultation se passe bien et a été même avancé car on arrivait assez tôt. Durant la consultation la doctoresse me dit que tout va bien et qu’il n’y a rien d’anormal, encore une fois. Malheureusement cette nouvelle ne m’enchantait pas du tout alors qu’on pourrait dire que c’était une très bonne nouvelle. Ce jour là avec le recul, j’aurais aimé découvrir que ce n’était qu’un problème de sphincter ou d’estomac. La doctoresse me parle éventuellement qu’un problème interne à l’estomac ne pourrait se voir qu’avec la fibroscopie mais c’est une manœuvre très agressive et pas adaptée aux petits. En plus elle n’était pas sûr qu’à Madagascar ça existait déjà. Je repart avec le résultat et toujours avec l’inquiétude qui grandissait car ua fur et à mesure que les jours avançaient, Yohann allait de plus en plus mal et on n’y avoyait toujours pas clair dans les causes.

De nouveau à la maison re-tentative de récupération de pipi à la maison mais sans succès. j’informe le labo et leur demande de l’aide mais ils ne proposent rien de plus. Je commence à m’impatienter et à m’énerver à cause de toutes ses pertes de temps.

jeudi 19 : on réessaie de récupérer le maximum d’urine mais impossible, avec des sachets pas adaptés, ce n’était vraiment pas faisable. Je dis au labo qu’il fallait qu’il fasse avec ce qu’on avait reçu il y a 2 jours et je leur dis d’activer le processus car mon bébé allait de plus en plus mal et qu’on attendait après les résultats pour pouvoir avancer dans son traitement. Ils me proposent le résultat pour vendredi après midi. Je prends RDV avec la pédiatre.

vendredi 20 : dès le matin vers 10h je n’ai cessé d’appeler le labo pour avoir le résultat et ils me disent que la culture n’est pas encore finie car ils sont trouvés un germe. je n’ai pas encore le résultat officiel avant d’aller chez la pédiatre mais le labo me proposer de nous appeler une fois chez le médecin et qu’ils lui parle de vive voix pour le nom et la nature de la chose. on arrive pour notre RDV de 15h chez la pédiatre, et je passe l’appel au labo pour leur demander ce qu’il en est. On convient avec la pédiatre que je scanne le résultat une fois que les aurais, je lui envoie par mail et elle me fera les proscriptions par la suite.

Vers 18h, nous arrivons à la maison et le coursier avait pu récupérer le résultat. Finalement il a une petite infection urinaire que nous commençâmes à traiter le soir même par des antibiotiques. je lance un grand ouf en me disant que cette fois ci on tient peut être le bon bout.

Deuxième coup de panique

 

Deux semaines un peu difficiles se sont écoulées après les premiers symptômes de vomissements d’ Yohann. Il a une petite perte d’appétit et des difficultés à avaler. Les vomissements ne sont plus très fréquents mais ça lui arrive quand même de temps en temps disons 1 repas sur les 4 de la journée. Et dès fois il se passait 3 jours de calme sans qu’il ne vomissait non plus.

Comme tous les mois depuis notre retour de France ( car Yohann est né à Rouen), nous avons un RDV à chaque fin du mois avec la pédiatre. Nous sommes le vendredi 29, il est 13h et on se prépare à faire 20 km pour rejoindre le cabinet de consultation de l’autre côté de la ville. il faut à peu près 15mn à 1h pour y a aller selon le trafic.

La consultation se passe et au moment de la pesée, le visage de la pédiatre change et devient inquiétant. Yohann a perdu quasiment 1 kg depuis la dernière consultation soit en 1 mois. Je panique à nouveau et la pédiatre me donne raison car pour un bébé c’est énorme. il n’est plus qu’à 7kg800 alors que la dernière fois il était déjà à 8kg650. D’autant plus qu’il a toujours été un bébé grand et costaud. A la naissance, il faisait déjà 4kg530 pour 54cm. Et sa courbe de croissance était toujours supérieure à la normale.

Tout ça pour en revenir au fait que la pédiatre me donne quand même une semaine pour le réalimenter comme il faut à la maison de le re-peser pour re-contrôler dans 7 à 10 jours. Car selon elle, la gastro peut faire perdre beaucoup de poids et une fois que c’est fini, le bébé peu reprendre très rapidement ce qu’il a perdu aussi.On remarquait également cette fois ci la fatigue d’ Yohann et son manque de sommeil.

Nous repartons à la maison, pas très rassurés et j’essaie de surveiller avec la nounou son alimentation, les quantités et les vomissements éventuels qu’il fait.  le week-end commence et il a été très difficile. Je n’arrêtais pas d’appeler la pédiatre pour lui tenir informer dès que Yohann vomissait et elle me donnait des conseils par la suite. Le dimanche était assez calme mais le lundi de nouveau agité.

 

Le commencement

 

On est au mois d’avril, le 07, Yohann vient d’avoir 6 mois il y a une semaine. Sa nounou est partie en congé et je m’occupe seule de lui à la maison. Je travaille en même temps sur mon ordinateur et il est sur un transat à côté de moi.

Il est 10h du matin, je vais préparer son jus d’orange… j’ai longtemps hésité avant de lui donner le jus pressé maison car l‘orange me semblait un peu pourri. Mais je l’ai goûté et finalement je n‘ai pas ressenti quelques choses de gênant. Je lui fait boire et quelques minutes ou heures lus tard (je ne me souviens plus) il commence à tout vomir et à tout cracher.

C’était un jeudi, je commence à paniquer et j’appelle son pédiatre pour lui expliquer la situation. Au téléphone d’après les symptômes, elle me conseille pour commencer un traitement et malgré cela il n’a pas cessé de vomir de la journée. J’achète les médicaments le jour même et commence le traitement.. il va un peux mieux  tard en fin de journée et la nuit se passe bien.

Seulement le vendredi 08 au matin c’est la panique. il re-vomit de plus belle juste après son petit déjeuner. J’attends 7h pour appeler la pédiatre et je lui demande de venir à la maison pour une consultation car je n’étais pas rassurée du tout. Elle examine Yohann et conclut après un premier diagnostic  à une gastro mais sans diarrhée. Yohann a eu donc un traitement pendant 1 semaine d’antibiotique plus des compléments pour arrêter les vomissements.

La semaine se passe, il va un peux mieux.. il n’a quasiment plus de vomissements.

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