A toi mon Garçon… Tu aurais eu trois ans aujourd’hui !

A toi mon Garçon… Tu aurais eu trois ans aujourd’hui !

Merci pour ces treize mois et demi que nous avons passé avec toi. Ils ont été tellement intenses…

Merci à ta Maman qui a su toujours resté forte malgré les écueils rencontrés, à nos familles respectives, à tes sœurs et aux quelques amis qui nous sont restés proches et fidèles malgré la tourmente de notre vie et le changement que tu y as apporté…

Tu as à jamais changé ma vie et la façon de la voir.

Ton parcours a affirmé ma foi parfois vacillante. Et qu’est-ce que la foi pour moi à présent ?

Cette foi c’est l’assurance des choses que j’espère, et la conviction de celles que je ne vois pas… (référence à Hébreux 11:1-2 ).

Pour ma part, rien ne sert d’aller dans une église ou tout autre endroit régulièrement pour croire en Dieu, loin des doctrines et des beaux parleurs, c’est avant tout une communion personnelle et cela tu l’as affirmé dans ma vie mon Garçon.

Cela tient aussi en un mot puissant : « Amour » fort, sincère, intense et véritable, le reste n’est que vanité, superficiel, pour briller dans la société des hommes et dans le commun de ce monde cupide.

Il est si facile de juger autrui… Seigneur donne-moi cette force de ne pas et de ne plus porter de jugement envers quiconque mais de donner de l’Amour envers les autres, dans le parcours de vie qu’il me reste à parcourir avant de vous rejoindre.

Encore merci mon Fils, j’ai tellement reçu à travers toi…

Bon anniversaire mon Yohann.

Je t’aime.

Papa

Yohann Maman et Papa

Yohann Maman et Papa

 

Papa est content

Papa est content

 

 

 

Ma compréhension de l’Amour

Ma compréhension de l’Amour

Il y a des jours comme aujourd’hui où on se réveille et tout de suite on sent que quelques choses de bien de de merveilleux arrivera. Une étape de plus à franchir dans la compréhension de ce qu’est la vie et le pourquoi de tout ce qui arrive autour de nous.
Il est clair que depuis la mort de Yohann, je n’aborde plus les questions de la vie et la mort de la même manière et j’en suis contente d’ailleurs car sinon toute son existence aurait été vaine. Nous ne cesserons jamais de le dire et de le crier haut et fort, notre Yohann nous a apporter le plus beau message qui existe sur cette terre, et même dans l’univers entière : l’AMOUR. Alors aujourd’hui la compréhension de cet Amour m’a changé et m’a fortifié.

Encore maintenant, les flèches empoisonnées pleine de haine et de jugement à notre égard se font ressentir. Beaucoup de gens n’ont pas compris et ne veulent pas comprendre la façon dont moi et JC avons géré le départ de Yohann. Et même encore des mois plus tard retournant dans mon pays, les échos se font encore entendre. Que voulez vous, y en a qui ne cesseront jamais de critiquer les autres quoiqu’on fasse.

Mais après tout, qu’en avons nous a faire de cela, nous leur accordons l’importance qu’on veut bien leur donner. Alors aujourd’hui ma compréhension de l’amour me fait dire une chose importante pour moi d’abord, ensuite pour les autres : je choisis de les pardonner.

Oui le pardon est une puissance libératrice, qui a un pouvoir de guérison. J’en avais tellement entendu sur moi et la façon dont je gérais le départ de mon fils que ça me détruisais et me bouffais toute mon énergie. Aujourd’hui je décide que tout cela ne m’affectera plus et n’aura plus aucun pouvoir sur moi.

Et finalement je sais qu’il n’y a que les forts qui peuvent aimer de cette façon car l’amour est acte délibéré. Ce n’est pas qu’un sentiment, c’est avant tout un comportement et des actes. Alors pour ma part je prierai pour ceux qui ne m’ont pas compris, je les pardonne.

 

Après tout je ne fais que suivre mon maître. 🙂 Qu’importe qu’on me traite de fanatique ou de folle de Dieu… J’assume ce que je suis et je le vis pleinement. Mes amis m’accepteront tel que je suis, les autres c’est pas grave. Le monde ne cessera pas de tourner pour autant.
Encore une fois à travers sa petite et courte vie, non moins intense, mon fils m’a montré un chemin clair, limpide et juste. Il m’aura ouvert les yeux sur beaucoup de choses et je choisis de les voir. Certes nous pourrions aussi nous attarder sur les questions d’injustices, de malheur, de souffrance mais ce qu’il faudrait se poser comme question c’est pourquoi nous nous attarderions sur ces aspects là plutôt que de voir l’amour et la lumière.
Je n’ai pas de leçon à donner à qui que ce soit , chacun répondra s’il en a envie et s’il n’en a pas envie c’est pareil. Je partage, et recevront ceux qui peuvent et veulent le recevoir.

Vidéo prise le 07 octobre 2011 à l’hôpital des enfants Saint Denis

1Tes 4: 13 « Frères, nous désirons que vous connaissiez la vérité au sujet de ceux qui sont morts, afin que vous ne soyez pas tristes comme les autres, ceux qui n’ont pas d’espérance. Nous croyons que Jésus est mort et qu’il s’est relevé de la mort ; de même, nous croyons aussi que Dieu relèvera avec Jésus ceux qui seront morts en croyant en lui. »

 

Tu aurais eu 2 ans mon fils.

Il ya 2 ans de cela, mon petit garçon, je te tenais pour la première fois dans mes bras.
Je ne voulais plus te lâcher, plus rien ne comptais. Je savais qu’il fallait absolument que je te protèges, de tout, de n’importe qui et de n’importe quoi.
Un sentiment de peur, d’amour et de responsabilité m’envahissait mais en même temps un désir profond de communiquer avec toi.
Tu me manques terriblement mon fils.
Tu aurais eu 2 ans aujourd’hui et tout ce que j’ai pu te faire comme cadeau c’est une petite gerbe de fleur sur ce tombeau qui renferme à jamais ton corps. Je sais que tu n’es plus là dedans mais n’empêche, cela me fait terriblement mal de ne plus t’avoir, de ne plus te sentir.
Oh mon petit bébé, tant de choses se sont passées depuis ton départ mais une seule est restée la même, mon amour pour toi.
Tu es à jamais dans mon cœur et je ne peux même pas encore imaginer  en ce moment porter un autre enfant que toi. Ni même penser re-donner la vie. Oui personne ne peut le comprendre ça et je ne leur en veux pas, c’est comme ça c’est tout.

 

Alors ce soir, je repenserai à toi comme chaque soir avant de m’endormir et demain matin ce sera pareil à mon reveil.
Et je sais que le restant de mes jours sera ainsi…

 

notre photo prise le 25-09-2010 à 20h13

 

La déception et la solitude…

Après avoir vécu le départ de mon fils, ma perception des choses ont changé… oui je dois admettre que je ne suis plus la même. Qui pourrait l’être après avoir vécu autant de choses en si peu de temps.

Que dire de la déception et de la solitude… aujourd’hui j’ai pleuré non pas pour mon fils mais pour le comportement des soit disant amis. Je suis déjà tombé de haut en septembre, la fois ou je suis venue toute seule à Tana pour faire mon déménagement mais avec le départ de Yohann c’est encore pire. Je l’ai sans doute mérité, vu que je reste enfermée dans mes convictions et espérances. Mais qu’est ce que ça fait mal de se faire rejeter…. et de se sentir seule sans aucun être humain pour vous soutenir et essayer au moins de vous comprendre.

Et oui mon coeur s’est mis à nu et a mal. Pourtant les gens autour ne se rendent même pas compte du malheur qu’ils provoquent et du négatifs qu’ils apportent. Se faire poignarder fait très mal mais encore plus quand cela vient des soit disant amis.  Je n’ai sans doute jamais été l’amie idéale et c’est pour ça que je ne reçois que les retours… et pourtant je pensais avoir été présente dans l’écoute et l’attention quand les autres en avait besoin.

Je ne peux qu’élever ma voix, vers mon seul et véritable ami et confident, avec les psalmistes :

Psaume 55 :

Père, je te demande d’accueillir ma prière;
montre-moi ton visage, je t’en supplie.

 
Écoute-moi bien et donne-moi une réponse.
Je suis bouleversé et ne sais plus que penser
devant un monde qui veut me détruire
et m’imposer son incroyance,
un monde qui me tourmente sans cesse,
qui m’accable de ses colères.

 
Mon cœur étouffe sous la pression du Malin;
la frayeur me fait parfois redouter la mort;
je tremble de peur jusqu’au centre de moi
et la sueur me couvre tout le corps.

 
Alors, je voudrais m’envoler ailleurs,
me cacher dans un autre monde rassurant,
m’enfuir loin, très loin, dans un désert,
découvrir un refuge sans vent ni tempête.

 
Pour moi, vers Dieu j’appelle,
et le Seigneur me sauvera.

 
Père, regarde toutes ces chicanes,
ces divisions pour des mots mal compris.

 
Tous les jours, éclatent dans ma ville
des discordes et des violences;
la nuit comme le jour, elles courent dans les rues.

 
Des cœurs mijotent leurs mauvais coups
qui résultent, sur la place, en crimes et brutalités.

 
Et tout cela se produit même entre amis.
Entre ennemis, on pourrait le comprendre.
Qu’un adversaire triomphe de moi,
je pourrais toujours m’enfuir loin de lui.

 
Mais là, c’est un proche, un familier, un intime
avec qui j’échangeais en toute confiance,
que, même, je rencontrais dans la prière.

 
J’aurais envie de souhaiter qu’ils disparaissent,
qu’ils en soient punis pour le reste de leur vie,
car ils me semblent bien méchants.

 
Décharge ton fardeau sur le Seigneur,
il prendra soin de toi.

 
Moi, je mets ma sécurité dans mon appel au Père :
c’est lui qui prendra soin de moi;
matin, midi et soir, je lui ai raconté mes troubles,
il n’a jamais cessé de m’écouter.

 
Même quand je baignais dans les problèmes
ou que des gens m’obligeaient à me battre,
lui me gardait sain et sauf dans la liberté du cœur.

 
Il saura bien révéler leur pauvreté
à ces gens qui, depuis longtemps, font le mal.
Ils n’ont pas l’air de s’occuper de lui :
mais lui les aime depuis le début du monde.

 
Tu connais un homme qui trahit même ses amis,
qui profane son engagement avec le Seigneur ?
il a des paroles conciliantes
en même temps que son cœur veut détruire :
sa bouche est pleine de douceur
mais ses mains cachent des poignards dans son dos.

 
Ne prends pas sur toi de le supporter,
confie-le au Père: lui te réconfortera
car jamais il ne laisse tomber qui lui fait confiance.

 
C’est vrai, Père, tu sauras bien les ébranler
les gens qui mentent et font couler le sang;
un jour ils se verront devant rien,
ils découvriront que leur vie est ratée.

 

Qu’ils en viennent à compter sur toi
comme tu me donnes de le faire en ce moment.

 
Tu m’apprendras le chemin de la vie,
devant ta face, plénitude de joie.

 

AMEN…

 

 

 

12 janvier 2012… 2 mois

2 mois que tu es parti mon fils et en écrivant ce soir,  je suis à Tana là où nous avons emmené ton corps pour la dernière fois.

A cette époque là, j’étais dans ce même lit sauf qu’à côté il y avais ton petit corps sans vie enfermé dans cette boite en bois, nommée cercueil. La première veillée du jeudi, il n’y avait qu’une partie de la famille, toujours les mêmes têtes qui nous accompagnaient à chaque fois. Et ce soir là je me souvenais particulièrement que parmi mes 3 tantes qui étaient présentes, 2 avaient perdu des fils. Ce n’était pas un hasard à mon avis.

Mon Yohann tu me manques tant et malgré tout j’essaie d’avancer. Ton père et moi essayons de tenir bon et de se soutenir malgré les calomnies qui ne cessent de fuser de tous les côtés. Et nous nous sommes rendus compte que finalement nous n’étions que tous les 2 face à ton départ. Bizarre de refaire une vie à deux, en couple, après des mois passés avec toi.

Je crois que c’est la première fois depuis quelques années que nous nous sommes retrouvés seul tous les 2 en  simultanés, loin l’un de l’autre. Et on se rend compte que le vie continue… je culpabilise dès fois de moins penser à ta présence. Et pourtant il suffit d’un rien pour que je craque et que les larmes me montent aux yeux.

On me dit que je n’assume pas ta perte.. mais assumer c’est quoi? Si quelqu’un daigne bien me répondre à ce sujet en me disant ce que cela veut dire exactement.. est-ce vraiment différent de ce que je fais chaque jour qui survient? s’il y en a qui ont une réponse, je suis prête à écouter.

En attendant, je suis bien et je continue à être à peu près la même… enfin pas tout à fait car j’ai appris à trier et à ne garder que l’essentiel.

Je n’arrête pas de dire que j’ai hâte de te revoir et c’est la vérité. Tu ne pourras plus revenir et c’est moi qui te rejoindrai un jour, mais je prie pour ça arrive vite. Ce n’est certainement pas à moi de décider et j’accepterai les choses comme elles devront se faire, selon ce que Dieu décidera.

Yohann tu as été un Don du ciel..

Voici le texte de la chanson que Hanta a dédié pour Yohann

Don précieux du Dieu d’Amour,
Il veillera sur toi, pour toujours,
Tu  grandiras, tu t’épanouiras sous Ses Yeux,
Il pourvoit, pour toi, dans les cieux.

Dans la louange et la prière, nous t’entourons,
Avec  ta vie et ton bonheur,
Oui, nous vivrons.

Don précieux du Dieu d’Amour.

Et effectivement Yohann a été un vrai cadeau du ciel, nous l’avons tellement désiré et aimé. Nous avons eu un ange parmi nous et il est parti en nous laissant de grandes leçons de vie et d’amour. Il a permis à son père (en premier),à moi également et à d’autres de se rendre compte d’une nouvelle réalité de vie.

Une amie nous a dit ce matin que le prix à payer était trop cher.. seulement l’amour n’a pas de prix et si la courte vie de Yohann permet de sauver et d’aider ne serait ce que ses parents, je trouve que c’est déjà pas mal comme résultat. D’autant plus que nous sommes persuadés que d’autres résultats vont encore arrivés. Après tout nous ne sommes que de passage sur terre, le vrai trésor est ailleurs. Nous investissons maintenant dans l’éternel.