Je viens de voir le médecin du service, cette fois ci c’est confirmé, nous partons demain matin à 7h pour Saint Denis. Et à priori le traitement va tout de suite commencer.

Yohann a eu une IRM sous anesthésie générale ce matin pour contrôle et le résultat est à la fois positif et négatif. D’un, la tumeur est réapparu au niveau de là où ils ont opéré.  Autant quelques jours après l’opération, ils nous ont dit que tout était parti, autant 1 mois après, les images à priori ont complètement changé. En plus j’ai vu ce matin le compte rendu de l’exérèse et il mentionne bien dedans que tout était enlevé du moins ce qui était visible aux alentours. Je n’ai pas voulu savoir quelle importance ni taille ça avait maintenant. C’était déjà assez dure à entendre comme ça. En plus je suis seule à La Réunion en ce moment, JC étant à Tana pour essayer de régler au maximum nos affaires.

La seconde, qu’on pourrait qualifiée de très bonnes nouvelles accompagnant la très mauvaise, c’est que la théorie des médecins de Paris, selon laquelle ce qu’il y avait au niveau de la moelle épinière ne faisait pas partie de la tumeur, s’est avérée exacte. C’était juste une réaction inflammatoire due à l’importance de la tumeur et de l’endroit où elle se situait. J’ai soupiré un grand ouf en enttendant cette nouvelle mais tout en gardant en tête combien les cellules sont agressives car en 1 mois, elles ont réussies à réapparaître.

Je ne sais plus quoi penser de tout ça. Quand je repense à notre vie à Madagascar, cela me parait tellement loin alors que cela ne fait que 2 mois qu’on est parti. Demain on va commencer une autre étape, qui va être un combat long et difficile, même plus difficile que les attentes interminables après une opération de 6heures.

J’ai envie de pleurer mais je n’y a arrive même pas. J’ai fini de me poser la question du pourquoi, il fallait bien se rendre à l’évidence, c’est comme ça maintenant et tout ce qui a été ne sera plus…

Je regarde Yohann qui dort dans le berceau à côté et je ne peux que me reprendre et me fortifier car encore une fois je sais qu’il a tellement besoin de moi, de nous…