Beaucoup de choses se sont passés depuis de départ de Yohann. Sans même me rendre compte, nous sommes déjà le 7 décembre. Le mois dernier à la même date on ne se doutait même pas que Yohann partirai dans la semaine même.

Nous avons eu des hauts et des bas comme on le dit souvent, seulement la différence avec les autres si je peux m’exprimer ainsi c’est que les ‘bas’ ne durent jamais longtemps. Dieu a toujours cette force et présence de nous secourir à chaque fois qu’on manque de tomber. Nous ne sommes ni des ‘superman ou superwoman’, nous sommes juste de chrétiens vivant dans la foi et cela fait beaucoup de différence dans la situation que nous vivons. Le texte ci-dessous illustre parfaitement l’état d’esprit que le Tout Puissant met dans nos cœurs pour qu’on puisse avancer et voir au delà de la pire réalité qui existe.

Je parle bien ‘qu’il met dans nos cœurs’ car ni l’intelligence humaine ni les psychologues ou psychothérapeutes ne pourront nous imposer et nous guider quoique ce soit face à ce que l’on qualifie d’inqualifiable, ce que l’on définie comme inimaginable : la perte d’un enfant. D’ailleurs nous ne suivons aucune thérapie ni de consultations, ni rien de tout ça.

Dimanche après midi nous étions allé à la plage et je voyais des mamans avec leur petit bout de chou nager et jouer dans la mer… j’étais heureuse d’avoir été là bas et d’avoir pu voir leur joie et leur bonheur. Mais au même moment je ne pouvais m’empêcher de penser à mon petit Yohann. J’ai tellement rêvé de pouvoir l’emmener à la mer, de jouer avec lui dedans et je sais que physiquement, je ne le peux plus maintenant. J’ai passé la fin de journée à être triste et pas bien. J’avais très très mal rien que de penser que je ne sentirai même plus son petit corps dans mes bras.

Heureusement, j’ai de nouveau ressenti la main d’amour de Dieu qui venait me réconforter et me relever après que je me sois confiée en lui dans ma prière. Il me fait comprendre que là où est Yohann il y a beaucoup mieux que la mer terrestre et qu’il ne souffre plus.

Aujourd’hui je n’ai plus ni l’envie ni le besoin de me justifier de quoique ce soit sur ma foi et ce que je crois. Je le vis et je le vis très bien. Que celui et celle qui veut me croire le fasse et si un jour ils voudront connaitre cette joie, paix et sérénité, je leur offrirai volontiers la réponse. La seule réponse valable et réelle car nous l’avons vécu et l’avons ressentie. Jésus dit : « Je suis le chemin, la vérité, et la vie. » et « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. »

Et nous concernant aussi bien JC que moi, il nous a réellement donner la vie de paix aussi visible et palpable que le soleil et le vent sur ma peau.

Voici le texte de Christiane Pfender
Réflexions : Les bénédictions. Source : Lueur, www.lueur.org

Un vieillard et son fils vivaient dans les régions de l’extrême Nord de la Chine. Un jour leur cheval quitta l’étable et s’enfuit. Les voisins vinrent trouver le vieillard pour lui exprimer toute leur sympathie, car c’était le bien le plus précieux que le vieillard possédait. Mais le vieil homme leur demanda : « Comment pouvez-vous dire que c’est un malheur ? » Quelques jours plus tard, le cheval revint, suivi de plusieurs chevaux sauvages. Les voisins revinrent et félicitèrent le vieillard pour cette aubaine. « Comment pouvez-vous dire que c’est une chance ? » répondit le vieillard.

Puisque son père était à la tête d’un troupeau de chevaux, le jeune garçon apprit à monter à cheval ; un jour, il tomba et se cassa la jambe, et en resta légèrement estropié. Les voisins vinrent de nouveau présenter au vieillard l’expression de leur sympathie. Le vieillard, imperturbable, leur dit : « Comment pouvez-vous dire que c’est un malheur ? » L’année suivante, la guerre éclata ; tous les jeunes gens du pays furent envoyés au front et il en mourut un grand nombre. Mais le fils du vieillard, parce qu’il était estropié, ne partit pas à la guerre et échappa donc à la mort.

Les voisins du vieillard comprirent alors que la chance porte en elle la malchance et la malchance porte en elle la chance et que, par conséquent, bonheur et malheur sont en eux-mêmes incertains.

Cette histoire vous semble peut-être faire preuve d’un grand fatalisme. Elle illustre un proverbe qu’on utilise couramment : « A quelque chose malheur est bon. » Comporte-t-elle un élément biblique ?

Deutéronome 23.5 dit : Pour vous le Seigneur a changé la malédiction en bénédiction, parce qu’il vous aime. » Et dans Daniel 2.21, on lit : Béni soit le nom de Dieu… c’est lui qui change les temps et les circonstances.

Le vieil homme de l’histoire avait cette forme de sagesse qui sait voir au-delà des choses visibles ; nous avons, nous chrétiens, cette grâce de pouvoir lui donner un nom.

Que l’Amour de Dieu éclaire et touche votre cœur…