Le hasard c’est Dieu qui se promène incognito…

Dans la vie, en tout cas pour la notre, je pense qu’il n’y a jamais de hasard.

« Mon fils tous les mois je n’arrête pas de compter combien de temps tu es parti déjà… tu es parti loin de nos yeux mais toujours dans cœurs. »

Alors il y a 5 mn je viens de recevoir une newsletter qui me rappelle que mon fils a maintenant 18mois et qui me donne des conseils pour son habillement, ses repas, son développement et autres. J’avais complètement oublié de m’en désabonner (ou peut être ne voulais-je pas le faire dans mon inconscient) et coïncidences, ça tombe dans ma boite mail aujourd’hui 5 mois jour pour jour.

Bizarre la vie… et je regarde la bande annonce de ce film « letters to god », ça en fait pas mal encore de hasard. Et aujourd’hui nous déjeunions avec les premières personnes qui nous ont accueillies ici au tout début et qui ont hébergé JC sans qu’on calcule ni la date ni l’endroit. C’est comme ça, encore des coïncidences ou moi j’appelle ça des signes.

Mais alors des signes pour quoi… mais pour avancer bien sûr. Car la vie elle continue bon gré, mal gré.

Une de mes peurs et angoisses (et je réponds de suite aux commentaires, on est obligé de penser à ça et d’y passer pour le comprendre et l’évacuer)… donc justement mes pires angoisses étaient d’avancer et qu’en avançant j’en arrive à oublier ce qui est arrivé et que tout cela reste un souvenir lointain plus tard. Mais finalement plus les jours passent plus je me rends compte que cela prend place doucement en moi pour que toute l’histoire soit intégrée totalement dans la mienne et en moi.

JC me disait hier que pour lui, nous ne serons jamais guéris et que la blessure restera toujours ouverte. Sur ce je lui ai répondu que pour ma part, si on veut avancer il faut laisser la blessure se refermer doucement comme toute plaie existante. Car dans un processus normale de vie, on se blesse, on cicatrise et tout re-fonctionne… c’est la règle normalement sauf erreur de ma part. Certes dès fois il y a besoin d’antibiotiques ou autres pour aider la cicatrisation mais de toute façon un jour ou l’autre si on laisse faire le corps, elle se refermera. Il restera la cicatrice pour nous rappeler comment nous l’avons eu. Alors je prends cette image simple, si on considère que le départ de Yohann est une blessure, alors il faut qu’elle se cicatrise d’elle-même. Cela prendra le temps que cela prendra mais de toute façon c’est le processus normal (à condition de le vouloir et de l’accepter). La cicatrice restera à jamais, fera partie de nous intégralement et sera là pour nous rappeler à chaque fois toutes les étapes par lesquelles nous avons du y passer.

« Alors mon fils, cela fait 5mois que tu n’es plus avec nous physiquement… que la mort et la maladie a emporté la victoire sur ton petit corps mais tu vois maman et papa ils continuent de se battre jour après jour. Surtout pour ne pas laisser cette saloperie nous envahir encore plus que ce qu’elle ne l’a faite sur toi.  Ton combat a été juste, noble et tu as été courageux.. nous ne pouvons que l’être en suivant tes traces et le chemin que tu as ouvert. Je ne dis pas que les jours sont faciles, ni que les nuits paisibles mais on se bat…

Oui dès fois dans la nuit je me réveille et je pleure. Je me rends compte à quel point tu me manques, à quel point c’est dur pour une maman de ne plus avoir son fils à côté d’elle. Ce fils tant aimé, ce fils signe d’espoir, ce fils signe d’amour et signe de prospérité… alors je comprends petit à petit que ce n’est pas parce que tu n’es plus là physiquement que tu ne peux plus être tout cela à la fois, oh non !! car tu es bien plus que celui qui a passé les 13mois et demi avec nous, tu es encore plus grand que tout ça et tu vis autrement maintenant. Tu es ma plus grande fierté mon fils et j’espère que mois aussi je suis la tienne là où tu es. »

 

Pour finir je suis tombé sur ce texte cet après midi (encore un signe pour que je le partage 🙂 ) et j’en prends bien note pour moi d’abord pour avancer, et aussi pour comprendre que nous avons tous besoin de grandir et que les épreuves de la vie servent  à s’accomplir.

 

…Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai compris qu’en toutes circonstances, j’étais à la bonne place, au bon moment. Et, alors, j’ai pu me relaxer.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Estime de soi.

 

… Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle, n’étaient rien d’autre qu’un signal lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Authenticité.

 

… Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai cessé de vouloir une vie différente et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Maturité.

 

… Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai commencé à percevoir l’abus dans le fait de forcer une situation, ou une personne, dans le seul but d’obtenir ce que je veux, sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Respect.

 

… Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai commencé à me libérer de tout ce qui ne m’était pas salutaire, personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie. Au début, ma raison appelait ça de l’égoïsme.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Amour Propre.

 

… Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai cessé d’avoir peur du temps libre et j’ai arrêté de faire de grand plans , j’ai abandonné les méga-projets du futur. Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime, quand ça me plait et à mon rythme.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Simplicité.

 

… Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai cessé de chercher à toujours avoir raison et me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.
Aujourd’hui, j’ai découvert l’Humilité.

 

… Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir. Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.
Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois, et ça s’appelle Plénitude.

 

… Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir, mais si je la mets au service de mon cœur, elle devient un allié très précieux.

Tout ceci est Savoir vivre !

Charlie Chaplin

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